Avant, pendant, et après le second tour: à Gauche!

Ce second tour est celui, à droite, des petites et grandes bassesses. Minarets, étrangers et syndicalistes sont brandis par le président candidat pour faire rentrer dans le giron de son vote ceux qu’avaient séduits le discours simpliste et haineux de l’héritière. Logique, logique, me direz vous, amis lecteurs : cela fait des années que toute l’équipe à Sarko (comme dirait B2O) nous livrait chaque semaine ses petites piques minables Guéanto-buissonnières, ces petits éléments de langages incultes sur les noirs, les arabes, les Roms, sur l’économie, l’histoire, la littérature, sur nos institutions, sur la laïcité… qui nous valent d’être la risée du monde. Ils lui ont bien préparé le terrain, à la Le Pen. Vous avez donc raison, malins lecteurs : il n’y avait rien à attendre de la Droite, à part le départ classieux des derniers des mohicans républicains de l’UMP, qui doivent saigner du nez en ce moment même.

Donc, il n’y a pas photo : il faut chasser cette fine équipe. Pour cela, le mode opératoire est assez simple:

1: on prend le bulletin Hollande

2: on le met dans l’enveloppe

3: on met l’enveloppe dans l’urne.

Et on passe à autre chose. A la politique, par exemple.

Parce que c’est peut-être cela qui manque en ce moment. De la politique. Des propositions, du débat : on a tout fait, au front de gauche, pour ce retour du discours, du programme. Pour ne pas laisser les fachos gagner complètement face aux « gestionnaires » de la pensée unique. Pour oser un discours qui ne soit pas le filet d’eau tiède supposé nous rassembler autour d’un grand Rien. Oser chercher à convaincre à gauche, plutôt que de tout mettre en veilleuse pour récupérer sans conviction les segments les moins politisés et risquer de tout perdre la fois d’après. Mais, je le reconnais, ça demande du temps, de l’audace, d’aller contre la ligne molle. En fait, ça demande déjà de la réflexion, de la remise en cause hors campagne. Combien de temps encore l’opinion se satisfera-t-elle d’un non-programme plutôt que d’une droite extrême ? En cela, le pari du PS est extrêmement risqué à long terme. Il y a donc urgence à lutter, à repolitiser, et ce sera notre tâche à tous. Avec un calendrier chargé pour les semaines qui suivent :

En allant soutenir les organisations syndicales ce premier mai.

En venant nombreux au meeting du front de Gauche le 4 mai à Stalingrad.

En battant Sarko le 6 mai.

En pesant le plus possible sur la future assemblée nationale

A plus long terme, prenons le pari d’arriver aux prochaines échéances plus puissamment implantés dans les luttes populaires et de terrain, plus nombreux et impliqués politiquement pour dire ce que la gauche a à dire. Pour cela, retrouvons nous dans les luttes, donnons du champ à notre parole. A l’assemblée, dans la rue, avec les fronts des luttes, soyons plus que jamais cette force de proposition unie face aux ravages d’un système devenu fou.

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