La Gauche, les Pizzas, les élections

On a quand même ouvert une bière, une bonne bière.

Et on l’a bue fraternellement avec la poignée de copains, autour de pizzas, de quiches, avec la télé en sourdine. A l’ancienne. On ne pouvait pas rejoindre les copains socialistes à la Bastille, avec la petite à garder. Alors à cinq six, rassemblés à l’arrache, on a formé la grappe téléphage autour des « trois fromages », des « Royales », des « Chorizo ».

Bon, la bière, c’est pour fêter le départ de Nicolas le Petit. On a tout fait pour ça, pour qu’il gicle, avec les camarades, avec les amis : on a tracté comme des dingues dans ces dernières semaines, on a battu le rappel auprès des potes rouges qui hésitaient, on a irrigué les réseaux sociaux, on a stické des « casse-toi pov’con », on a parlé au voisin démotivé, on est allé soutenir Mél-Mél à Stalingrad quand il a appelé à voter sans vergogne Hollande pour battre Sarko.

Alors avec les copains, entre le trottoir de « trois fromages » et la « Royale » sortie du four, on regardait dans le poste, on voyait la joie, les drapeaux, nos drapeaux aussi, à la Bastille ; et on souriait, parce qu’on a fait notre devoir, notre boulot. On a participé à le chasser, le teigneux. Bon débarras.

La bière, c’est aussi pour la force, le courage, qu’on l’a bue.

Parce que pour nous, le « changement », il ne s’est pas fait « maintenant », en une nuit : la lutte ne fait que reprendre de plus belle. Il y a les législatives, où nous aurons à cœur d’envoyer le plus de députés rouges à l’assemblée. Pas pour décorer, c’est sûr : mais pour servir de courroie de transmission aux luttes actuelles et qui viendront. Et aussi pour mettre la pression aux libéraux y compris du PS, si des envies de s’abstenir dans les combats contre les marchés les reprenaient.

Et là, j’ai envie de m’adresser aux copains qui étaient certainement à la Bastille, et donc dans l’poste, à ceux qui m’expliquaient que notre programme était magnifique, mais qui ont voté « utile ». A ceux qui s’indignaient de la troisième place du FN, et qui ne nous ont pas aidé à leur chiper cette place sur le podium.

Chers amis, chers camarades, puisse que c’est à regret que vous votâtes rose pâle, vous avez l’occasion en toute « utilité » de faire jouer l’assurance-gauche : aidez nous à faire monter à l’assemblée des représentants des 11% de fortes têtes. Ce sera notre « assurance-gauche » pour éviter les dérapages centristes. Votez, faites voter pour les candidats du Front de Gauche. On sera bien assez intelligents et raisonnables, nous la deuxième gauche, et eux le PS, pour s’accorder après le premier tour là où la droite et le FN voudraient nous imposer les pires des finales.

Parlez en autour de vous, parce que ça va venir très vite, les législatives. Parce que les marchés vont très vite demander leur dû. Parce que ni vous ni moi ne voulons que la nécessaire renégociation des traités avec nos partenaires européens ne soit l’occasion de plus de flexibilité au nom de la «touche de croissance » qui est annoncée.

Au boulot, allez aux comités de campagne, allez tracter, allez… qu’est ce que vous faites encore là ? Et prenez une part de « trois fromages », pour la route…

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2 réflexions au sujet de « La Gauche, les Pizzas, les élections »

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